Pezon & Michel

LA PECHE A LA VERTICALE, 2ème partie

Published on Jan 28, 2011 by Jean-Michel BAUGUIL.

2ème partie 

 

Les leurres et têtes plombées

 

Un élément qui me parait primordial dans le choix de mes leurres est la souplesse du plastique. Plus elle est importante, plus celui-ci va émettre des vibrations même quand mes animations vont être minimalistes, comme c'est souvent le cas en hiver. Par contre, ils sont très fragiles et s'abîment rapidement après la prise de quelques poissons.

 

Je ne rentrerai pas dans le détail des différents leurres mais j’ai toujours à ma disposition 4 formes bien distinctes :

 

  • La forme poisson ou shad quand les poissons sont actifs

J’utilise des modèles plutôt effilés car ils ont une meilleure pénétration dans l’eau et offre moins de « tirage ».

Il y a de multiples formes de caudale, mon choix se porte en début de partie de pêche sur de grosses caudales plutôt arrondies ou rectangulaires à fortes vibrations qui donnent souvent de très bons résultats. Si je n’enregistre pas de touche, je passe sur des shads à petites caudales beaucoup plus frétillantes.

 

  • La forme poisson allongée ou finess pour des pêches lentes sur des poissons peu actifs;

 Je choisis des finess de formes effilées souvent triangulaires, ils possèdent une partie plate qui leur donne une nage plus planante. Là aussi ma préférence va à des leurres possédant une petite caudale qui s'animera à la moindre soLlicitation.

  • La forme "vers ou worm" plutôt pour les pêches d’hiver.

Je les utilise bien souvent après la fermeture de la 2ème catégorie car ce sont les seules formes autorisées à cette période.

  • Et la forme faucille pour les poissons en chasse.

A utiliser lors de période de forte activité alimentaire (printemps ou automne).

La caudale ayant une forme de faucille va émettre d’importantes vibrations.

J’utilise des modèles possédant une queue de couleur différente du corps de manière à augmenter l’agressivité visuelle.

 

Chaque forme émet des vibrations différentes qu’il faudra essayer sur le poste.

 

 

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La couleur est aussi importante, globalement je sélectionne une couleur naturelle (Clear W/Gold and Black),  une couleur claire (Chartreuse), une couleur sombre (Water Melon) et enfin une couleur bien agressive (clown). Je change régulièrement mon leurre jusqu'à trouver celui qui marche le mieux.

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Pour la taille, cela va du 9 cm au 16 cm (parfois plus pour les worms) là aussi il faudra adapter en fonction de l’humeur du poisson, globalement pour les pêches de printemps ou d’été, j’utilise plutôt les 9 cm (beaucoup de petites proies disponibles à cette saison) alors qu’en hiver, je vais utiliser des leurres plus volumineux.

 

Le choix de la tête plombée est aussi important tant par le poids que par la forme.

J’utilise bien sûr le traditionnel plomb sabot, mais lorsque le vent est trop fort et que j’ai du mal à faire suivre correctement mon montage, j’utilise  la tête Lightning Head qui est plus profilée et a une meilleure pénétration dans l’eau.

J’ai aussi quelques têtes football jig que j’utilise lorsqu’il faut laisser le leurre immobile, posé sur le fond pour déclencher les touches. La forme de cette tête permet une bonne présentation du montage à l’arrêt.

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Le grammage va de 14 à 28 gr, le 28 gr est utilisé en plein hiver lorsqu’il faut aller chercher les poissons à plus de 25m de profondeur, mais j’avoue ne pas trop apprécier ces pêches très profondes. De plus, un poisson pris à cette profondeur n’a que peu de chance de survie, même s’il est remonté doucement.

Mes têtes plombées sont munies d’hameçons simples allant de la taille 2/0 au 5/0. Je préfère utiliser des petites tailles (2-3/0)) car je trouve qu’ils brident moins la nage de mon leurre.

Je rajoute systématiquement un triple au début de la caudale, le plus souvent il est situé sur le dos, mais il m’arrive parfois de le mettre sous le leurre lorsque les poissons sont tatillons.

 

L’approche du poste et la pêche

 

Maintenant, voici comment je procède lorsque j’arrive sur un poste.

Le moteur thermique est arrêté bien avant d’arriver sur la zone, je favorise la discrétion même si je ne suis pas sûr que cela soit toujours utile.

Ensuite, je me déplace grâce au moteur tableau arrière vers le poste, je réalise un premier passage qui doit me permettre de voir grâce au sondeur (zoom X 4)  si la place semble occupée (blanc et parfois carnassier).

La tenue la plus agréable de la canne est la position « porte plume » car elle permet de pêcher longtemps sans fatiguer le poignet.

 

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La pointe de la canne est au ras de l’eau.

Généralement, je pêche avec un copain qui va utiliser un leurre de forme et de tailles différentes du mien.

Si j'enregistre une première touche, je pose un marqueur visuel, si ce n’est pas le cas, je vais tourner sur la zone en changeant le leurre ainsi que le poids de la tête plombée afin de trouver le bon patern. Généralement, lorsque les poissons sont actifs, la touche arrive rapidement, par contre, si ce n’est pas le cas et que la zone me semble intéressante (nombreux échos de poissons fourrages, cassure bien marquée, structure …) je n’hésite pas à insister pendant un bon moment.

L’animation peut se réaliser de plusieurs manières :

Si le poisson est actif, il ne faut pas hésiter à impulser au leurre une nage plus dynamique constituée de levers et petits relâchés entraînant d’importantes vibrations et permettant aux carnassiers en chasse de bien localiser le montage. La touche sera là assez violente et le leurre bien engamé par le poisson.

Si le poisson n’est pas actif (ce qui est le plus souvent le cas), je ne réalise pas d’animations ou alors de très faibles amplitudes, le déplacement du bateau suffira à faire évoluer mon montage sur le poste. Les touches peuvent être assez fines, un simple arrêt, une sensation de déplacement, un léger poids : c’est ici qu’une canne spécifique sera utile, car elle permettra de retransmettre toutes ces informations et optimisera le nombre de prises.

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La difficulté repose maintenant dans le fait qu’il est nécessaire pour pouvoir progresser, d’avoir à sa disposition des sites de pêche possédant un cheptel de carnassiers important.

Un nombre de touches important permet de mieux comprendre et d’optimiser sa technique.

J’ai eu la chance d’aller pêcher en Hollande (berceau de la verticale) avec Benoit Degraut, il n’est pas étonnant que ces pêcheurs maîtrisent si bien cette technique car certains plans d’eau possèdent des populations impressionnantes de percidés et les parties de pêches à plusieurs dizaines de poissons sont monnaie courante. On comprend donc que le niveau de maîtrise de ces pêcheurs soit aussi important.

 

 

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Pour ma part, je me concentre sur quelques plans d’eau du département de l’Aveyron où il est bien souvent difficile (hormis lors de trop rares périodes fastes) de multiplier les touches.

Ceci étant, le plaisir est réel et je conseille à tous ceux qui le peuvent de préférer en cette période de l’année la pêche à la verticale, une technique pleine de subtilité et de sensations capable d’amener de réelles émotions comme ce magnifique poisson de 81cm pris dernièrement avec mon pot Pierre.

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A bientôt au bord de l’eau

Jean-mi.

 

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