Pezon & Michel

FERMETURE DE LA TRUITE.
Published on Nov 28, 2007 by Alain FOULON.
Depuis le début de la saison, la pratique de la pêche de la truite au lancer et à la mouche artificielle avait été fortement perturbée par des conditions météorologiques que d'aucuns considéraient comme désastreuses d'un point de vue purement halieutique, mais qui devaient se révéler bénéfiques pour l'équilibre de nos rivières si durement touchées au cours de ces dernières années.
La date fatidique de la fermeture de la pêche en première catégorie approchant, nous avions décidé avec Jean-Michel de terminer notre saison dans le département du Puy-de-Dôme, plus précisément entre Picherande et La Tour-d'Auvergne où de nombreux cours d'eau abritent encore de belles populations de salmonidés. Après quelques tergiversations liées à des problèmes purement logistiques, nous allions finalement arpenter ce vaste secteur de façon itinérante grâce au camping-car de Jean-Michel et avec l'aide précieuse de cartes d'état-major, à l'échelle 1/25000, dont il est aisé de faire l'acquisition dans tout bon commerce spécialisé qui se respecte.
Contrairement à l'année précédente, le niveau des rivières était très bas malgré les fortes précipitations du début de saison, et un ciel resplendissant illuminait les cours d'eau qui sillonnaient paresseusement au creux des vallées verdoyantes du plateau du Cézalier et dont nous avions à coeur de prospecter les petits courants au moyen de nos cannes à lancer.
.jpg)
Nous jetâmes notre dévolu sur la Trentaine qui, outre la présence de ses petites mais nombreuses truites sauvages et capricieuses, nous offrit une vue magnifique sur la chaîne toute proche des Monts d'Auvergne.
.jpg)
Une petite cuiller tournante n°0 Pezon & Michel et un tiny fry 50 coloris "truitelle" nous permirent de piquer nos premiers poissons. En fin d'après-midi, juste avant le crépuscule, une jolie truite succomba à mon poisson nageur et livra une belle lutte.

Le lendemain, dès l'aube, nous quittâmes la Trentaine pour saluer la Couze de Pavin. Durant le trajet, le ciel s'obscurcit et des nuages inquiétants enveloppérent les cimes ; les températures baissèrent subitement, nous obligeant à nous vêtir plus chaudement pour affronter les premières froidures avant l'arrivée de l'automne.

Au-dessus de Besse-et-Saint-Anastaise, la rivière serpente au milieu des landes et présente un profil torrentueux. A notre grand étonnement, nous constatâmes que le niveau du cours d'eau était assez haut malgré l'absence de précipitations récentes dans la région. Nous prîmes tout d'abord quelques truites arc-en-ciel, sans doute échappées de quelque pisciculture, aux formes absolument parfaites, mais sachant se montrer circonspectes devant la présentation de nos différents leurres. Puis ce furent les truites autochtones qui se laissèrent tenter, non sans quelques réticences, par nos cuillers tournantes malgré la turbidité des eaux.

La date fatidique de la fermeture de la pêche en première catégorie approchant, nous avions décidé avec Jean-Michel de terminer notre saison dans le département du Puy-de-Dôme, plus précisément entre Picherande et La Tour-d'Auvergne où de nombreux cours d'eau abritent encore de belles populations de salmonidés. Après quelques tergiversations liées à des problèmes purement logistiques, nous allions finalement arpenter ce vaste secteur de façon itinérante grâce au camping-car de Jean-Michel et avec l'aide précieuse de cartes d'état-major, à l'échelle 1/25000, dont il est aisé de faire l'acquisition dans tout bon commerce spécialisé qui se respecte.
Contrairement à l'année précédente, le niveau des rivières était très bas malgré les fortes précipitations du début de saison, et un ciel resplendissant illuminait les cours d'eau qui sillonnaient paresseusement au creux des vallées verdoyantes du plateau du Cézalier et dont nous avions à coeur de prospecter les petits courants au moyen de nos cannes à lancer.
.jpg)
Nous jetâmes notre dévolu sur la Trentaine qui, outre la présence de ses petites mais nombreuses truites sauvages et capricieuses, nous offrit une vue magnifique sur la chaîne toute proche des Monts d'Auvergne.
.jpg)
Une petite cuiller tournante n°0 Pezon & Michel et un tiny fry 50 coloris "truitelle" nous permirent de piquer nos premiers poissons. En fin d'après-midi, juste avant le crépuscule, une jolie truite succomba à mon poisson nageur et livra une belle lutte.

Le lendemain, dès l'aube, nous quittâmes la Trentaine pour saluer la Couze de Pavin. Durant le trajet, le ciel s'obscurcit et des nuages inquiétants enveloppérent les cimes ; les températures baissèrent subitement, nous obligeant à nous vêtir plus chaudement pour affronter les premières froidures avant l'arrivée de l'automne.

Au-dessus de Besse-et-Saint-Anastaise, la rivière serpente au milieu des landes et présente un profil torrentueux. A notre grand étonnement, nous constatâmes que le niveau du cours d'eau était assez haut malgré l'absence de précipitations récentes dans la région. Nous prîmes tout d'abord quelques truites arc-en-ciel, sans doute échappées de quelque pisciculture, aux formes absolument parfaites, mais sachant se montrer circonspectes devant la présentation de nos différents leurres. Puis ce furent les truites autochtones qui se laissèrent tenter, non sans quelques réticences, par nos cuillers tournantes malgré la turbidité des eaux.



Durant le trajet retour, et au bénéfice de la réaparition inespérée d'un soleil presque automnal dont les rayons parvenaient difficilement à nous réchauffer, nous pûmes admirer le lac Pavin aux eaux turquoises et insondables, mais aussi des paysages plus intimistes, voire bucoliques, où l'eau, la roche et les entrelacs de la végétation forment le plus beau des tableaux dont la nature puisse nous offrir.


En fin de journée, nous découvrîmes l'Eau-Verte coulant au creux d'un vallon apaisé où paissaient des troupeaux indolents que notre présence ne troublait nullement. Le niveau d'étiage dans lequel ce cours d'eau se trouvait compliqua notre tâche ; seules quelques truites de taille modeste acceptèrent de venir cueillir nos leurres.



A l'aube du troisième jour, nous nous dirigeâmes vers Saint-Sauve-d'Auvergne car le lendemain nous avions rendez-vous avec deux sympathiques pêcheurs auvergnats qui souhaitaient nous faire découvrir les gorges de l'Avèze. Outre ses truites et la beauté de ses paysages, la haute vallée de la Dordogne nous offrit quelques heures d'éternité que nous partageâmes avec nos deux compagnons de route - de rivière devrais-je dire ; le doux murmure du cours d'eau et un vent capricieux soufflant dans les feuillages nous accompagnèrent et nous livrèrent leur douce mélodie.







Dès le lendemain matin, et en hommage à la "rivière es espérance", nous ne pûmes nous empêcher de "pêcher" symboliquement à sa naissance, c'est-à-dire à la jonction de la Dore et de la Dogne, avant de rejoindre la vallée de la Burande où je pris de très nombreuses truites à la cuiller tournante Pezon & Michel n°0.




Cette journée mémorable se termina en apothéose sur la Gagne, petit affluent de la Burande, dont les caractéristiques topographiques rendent l'approche particulièrement délicate et sanctionnent la moindre erreur de présentation et d'animation du leurre. Plus que le nombre, c'est bel et bien la capture de quelques poissons récalcitrants dans un environnement rendant la pêche extrêmement compliquée qui m'apporta le plus de satisfaction. Je savourai ces dernières heures avec délectation car je savais la fermeture de la pêche de la truite proche et qu'il me faudrait longuement patienter avant de pouvoir arpenter les berges fraîches et ombragées de mes chères rivières du Massif Central.



Alain Foulon
In the same category
Pêche aux appâts naturels, la canne Eaux Vives Iluro en action sur les truites des Pyrénées (Jul 12, 2010)
POUR VOS VACANCES : L' ILE D 'YEU!!! (Jul 12, 2010)
Open Street Fishing de Limoges : LE rendez -vous de la Vienne. (Jul 10, 2010)
PREFISHING : KESAKO ? (Jun 25, 2010)
By the same member :
FLASH BACK : OUVERTURE TRUITE AU TOC SUR LA VEZERE. (Jun 17, 2007)