Trois mois après l’ouverture de la pêche à la truite, après mes premières furies-sorties de pêche, l’envie de vous raconter l‘ouverture me démange…
Allez..On recule de trois mois ?
Et…Ca y est , c’est le grand jour tant attendu !
La truite est ouverte et les conditions de pêche sur les rivières sont difficiles qu’elles que soient les techniques... Les dernières neiges ont gonflé les eaux, la température n'excède pas les 5-6°C au plus fort des journées et la bise n'arrange rien mais qu'importe l'Arve est magnifique !!
Bleue transparente avec des reflets vert-émeraude, c'est sur cette fantastique rivière que cette dernière semaine du mois de mars, je ferais pêcher mes stagiaires aux leurres et au vairon manié. L’Arve prend sa source dans le massif du Mont-Blanc, au col de Balme (2 191 m), et rejoint le Rhône en rive gauche à la sortie du lac Léman, 107 km plus loin. Avec un débit de plus de 40m cube/s, elle peut s'étirer sur 80m de large avec des gravières de plusieurs centaines de mètres. Même si elle ne peut se pêcher que 8 semaines dans l'année, les principaux poissons sont la truite et l'ombre commun.
C'est avec Michel et Laurent que j'ai passé la semaine sur les bords d'Arve et nous avons travaillé leur technique tout en prenant du poisson. Je ne vous parlerais que du lundi et vendredi qui furent les meilleurs jours d'émotions.
Un quart d'heure se passe et première frappe, un poisson de 28-30 cm à la livrée très blanche argentée et ponctuée de gros points noirs (hybride dû aux remontées lacustres du lac léman) pour Michel. Dans la minute qui suit, je touche un poisson de même taille puis la première vague de giboulées arrive...
Une heure après, le soleil nous honore de sa présence et on retrouve nos doigts. On décide la descente d'un pool fantastique d'environ 300m de long en faisant du vairon « roulé », et en une demi-heure, Michel touche encore 2 autres poissons dans les mêmes tailles et décroche un beau poisson, puis deuxième rideau de neige.....




C'est maintenant midi passé, nous avons déjà touché quelques poissons pour le plus grand bonheur de Michel et nous décidons de changer de pool pour faire celui plus en aval. Michel lance, sa dérive aval en arc est parfaite, je regarde son scion, le vairon arrive à 5m de nous et c'est la frappe, un coup de fusil, il ferre, la canne plie sur deux coups de tête, et le poisson lui fausse compagnie, déception.... Je le remotive et nous reprenons, je lance, laisse mon squad shad au courant puis le récupère à contre courant à ras du fond et c'est la touche!!! Le poisson sonde, je le travaille une ou deux minutes et je vois apparaître un magnifique ombre commun mâle (qui a attaqué mon leurre par protection de sa frayère)



Contents de voir ce si beau poisson, nous lui rendons sa liberté avec soin. Nous continuons à pêcher encore 2 heures et nous touchons encore deux jolis farios. Michel abandonna suite au vent glacial qui se leva avec la satisfaction d'avoir progressé et d'avoir pris du poisson dans de telles conditions.
Vendredi 28, 08h30, nous arrivons (Laurent et moi même) plein d'espoir car les jours précédents ont été sévères avec nous, il prend sa « shogun » et je prends ma Spécialist pour passer derrière lui au leurre à sa demande – squirrel 61mm vairon).
Premier lancer et première frappe, un poisson de 30 cm pour Laurent. Echange de sourires et puis dur dicton de chez nous : « Départ de cheval, arrivée d'âne » lui dis-je avec humour. Ai-je raison plus rien depuis 40 minutes, on discute et je lui dis, « on va les chercher chez elles, rase les blocs quitte à t'acccrocher », il lance trois quart amont, le vairon descend, roule dans le courant près des blocs et capture ainsi 2 poissons.



Treize heures, le vent se lève et le soleil chauffe l'eau et puis un gobage, puis un autre, puis 5 puis 20, une éclosion de « brunes » et de « torrentis »...
Je lui dis alors que notre pêche est compromise si les poissons regardent en l'air, il nous faut partir sur d'autres postes où il n'y a pas d'éclosion. Nous pêchons encore une heure, il toucha un autre poisson de 28 et je pris aussi une truite de 28cm au PN avant de changer de postes en descendant la rivière de 7 à 8 km.
Nous arrivons sur un parcours que je connais très très bien (ma boite de leurres aussi!!!!), la rivière ressemble à une forêt immergée, le coin idéal pour que Laurent manie au millimètre son vairon.
Premier spot, premier lancer et un poisson nageur en moins, je le savais mais je préfère tenter, sait-on jamais, on est pas à l'abri de faire une fario de 2 ou 3 kg dans les parages.
Laurent de son côté touche une autre fario de taille respectable mais nous sentons que la rivière se referme peu à peu.... Nous revenons vers la voiture et propectons depuis 2 h tous les arbres immergés à la recherche d'une belle tachetée, cette recherche minutieuse permetta à Laurent de toucher encore un poisson honorable. Nous sommes à 20 m de la voiture, je lui dis que nous finirons la journée sur ce poste en gardant l'espoir d'un beau poisson. Il s'applique, lance, manie avec une précision chirurgicale au milieu des branches, rien.... Il retente, le vairon plonge, longe une grosse souche et il me dit « et .....!la souche » et puis un coup dans la canne « non j'en ai une », on voit une magnifique fario se contorsionner et qui tente à maintes reprises de reprendre son abri. Combat intensif au milieu des branches (avec un fluoro en 20 centièmes, dans ces conditions, on ne fait pas le malin!!) et elle se rend.
Verdict 48,3 cm pour environ un kilo et un homme heureux.


Heureux de notre journée, où nous comptabilisons quand même 8 ou 9 poissons dans des conditions où le vent et le froid attaquent les organismes et les matériels, nous finissons sur cette belle note.
Alors si un jour vous rêvez de vivre des parties de pêche sur l'Arve comme Michel et Laurent que je remercie d'être sortis avec ce temps, contactez-moi, je vous accueillerai avec plaisir quelle que soit la technique de pêche.
Alors..mon ouverture post-racontée..ressemble-t-elle
à la vôtre ?
Ludovic Briet, guide de pêche professionnel
06.82.56.45.55